Badna Naaref
Badna Naaref (Nous Voulons Savoir) est un appel au dialogue autour des différentes expériences de guerre vécues par les générations successives de Libanais. Il ne constitue en aucun cas une invitation à s'engager dans la diatribe politique. Bien au contraire, complété par une description détaillée du projet, le site propose un aperçu des sessions de formations menées auprès des étudiants et des enseignants impliqués, un profil général des participants ainsi qu'un résumé des entrevues menées. Il invite également les visiteurs à utiliser cette matière pour une variété de fins. Par exemple, il pourrait servir à aider les éducateurs et les activistes qui s'intéressent à l'exploration de méthodes alternatives de transformations des conflits. En outre, il offre un accès complet à un grand nombre de témoignages dans leurs formes originales; matière brute utile pour ceux qui veulent l'approcher avec un regard scientifique, éducatif et même artistique. En bref, il s'agit d'un site, compact dans sa forme, qui a le potentiel pour intéresser un large éventail de visiteurs.


Ses enfants étaient obligés de faire la garde : Oui, ils faisaient la garde mais bien sûr ils étaient forcés de le faire puisqu’ils sont dans le quartier et sont censés faire comme les autres enfants. Je me fâchais beaucoup et je refusais, mais nous ne pouvions rien dire, ils étaient forcés de faire comme les enfants des voisins. Dieu merci, ils ont survécu mais une fois, un obus a éclaté à côté d’eux.
     
   
La nostalgie pour la coopération même en temps de guerre : L’image de la guerre que je garde est que tous les habitants du quartier étaient comme une seule famille. Nous coopérions, ce n’est pas comme aujourd’hui. De nos jours, la même famille est disloquée mais au passé, tous les habitants se sentaient comme dans une seule famille. Nous mangions ensemble, nous passions des jours ensemble, nous priions tous ensemble… Personnellement, malgré la guerre et la peur qui prévalaient à l’époque, je ressens aujourd’hui une certaine nostalgie pour cette période… 
"Nous devions traverser 3 barrages: celui des forces libanaises à Madfoun, celui de l’armée à Madfoun aussi et ensuite les barrages syriens à l’entrée de Tripoli ".
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